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Danses d'époques |
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Les hasards du calendrier ont mis en avant la même semaine trois approches très différentes de la danse, avec toutefois comme point commun des attaches dans le passé. Angelin Preljocaj a choisi pour la première fois de composer un ballet narratif, sur le thème de Blanche-Neige. Alain Platel s'est attaché avec Pitié à une réécriture décapante de la Passion selon saint Matthieu. Enfin, à l'Opéra de Paris, une commande musicale à Marc-Olivier Dupin destinée à accompagner la création mondiale des Enfants du paradis a donné lieu à un ballet au classicisme inattendu.
Etonnante danse qui a tant besoin de références. Si le conte de Grimm, magistralement revu et corrigé par Angelin Preljocaj, était assuré de trouver son public, la chose était moins évidente pour Alain Platel, dont l'œuvre mêle violence et acharnement au point de provoquer une certaine gêne. Le chorégraphe flamand s'est appuyé sur une réorchestration par Fabrizio Cassol de la Passion selon saint Matthieu de Bach. Devant un orchestre juché sur une estrade dressée au fond de la scène, les danseurs jouent l'hymne de la vie et de la tentation mus par un irrésistible amour. La troupe, excellente (Mathieu Desseigne Ravel, Elie Tass...), tient la salle en haleine pendant deux heures : corps désarticulés, solos et duos intraitables, chair empoignée, mais aussi de grands moments de danse. Seul écueil : les mimiques caricaturales demandées par Alain Platel. De simples visages graves auraient suffi. |
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Séance faste à Wall Street |
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Les résultats meilleurs que prévu de la banque Wells Fargo et la chute des prix du pétrole ont dopé les indices américains. Après plusieurs séances bien décevantes, les investisseurs se sont lancés dans la chasse aux bonnes affaires mercredi, les résultats meilleurs que prévu de la banque Wells Fargo au deuxième trimestre et la dégringolade des prix du pétrole ayant pris le dessus sur le rebond des prix à la consommation. Le Dow Jones prend 2,52% à 11239,28 points et le Nasdaq Composite engrange 3,12% à 2284,85 points en fin de séance. Après avoir lâché plus de six dollars le baril mardi, les cours de l'or noir ont perdu plus de 4 dollars mercredi à New York, encouragés par une reconstitution surprise des stocks de brut aux Etats-Unis, premier consommateur mondial. Les réserves de brut des Etats-Unis ont augmenté de 3,0 millions de barils la semaine dernière, alors que les analystes tablaient a contrario sur une diminution de 2 millions de barils. Les stocks d'essence et de produits distillés se sont également étoffés mieux que prévu. Quant aux importations, elles ont progressé de 1,2 million par rapport à la semaine précédente, tandis que les raffineries américaines ont accéléré leur cadence. |
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Les spéculateurs bridés
à Wall Street |
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Afin de limiter le matraquage des valeurs financières, les ventes à découvert sont encadrées.
L'autorité américaine des marchés financiers, la Securities Exchange Commission, a décidé dans l'urgence de durcir les conditions dans lesquelles un investisseur peut spéculer à la baisse sur les actions. Sont concernées une vingtaine de valeurs financières, matraquées ces derniers temps.
Chargée de veiller « au bon fonctionnement du marché », la SEC va obliger tout investisseur souhaitant vendre des actions à découvert, à emprunter au préalable ces actions auprès d'une institution qui en est propriétaire. Jusqu'à présent, le spéculateur n'avait qu'à identifier le détenteur des actions, sans pour autant réellement les emprunter. Ce qui permettait de facto à un même propriétaire de « prêter » plusieurs fois ses titres à différents spéculateurs. En obligeant ces derniers à ne pas s'engager complètement à découvert (« naked short selling »), la SEC compte limiter la spéculation. |
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Natixis : miser sur sa chute devient plus difficile |
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Certains courtiers ont interdit la vente à découvert sur le titre.
Capitol, marque de la société Bourse Direct, fait partie depuis hier des courtiers en ligne interdisant la vente à découvert sur Natixis, la banque de financement et d'investissement. Avec une dégringolade de plus de 60% depuis le début de l'année, les spéculateurs pariant sur la baisse du titre ont pu se frotter les mains. Pour certains courtiers, il est en effet devenu impossible de proposer sur certaines valeurs la vente à découvert, en raison d'un trop fort engouement. Il y a quelques semaines, chez la banque en ligne Boursorama, les valeurs mobilières Klépierre et Unibail-Rodamco ont elles aussi été interdites à la vente à découvert. Du côté de Cortal Consors, c'est Orco Property Group qui est concerné, mais Natixis reste néanmoins proposée en vente à découvert, tout comme Boursorama. |
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La bourse de Paris se replie |
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Les investisseurs sont de nouveaux saisis par le doute. Les valeurs bancaires sont sanctionnées et le Cac 40 en pâtit.
Le CAC 40 perd 1,48% à 3169,76 points, ignorant ainsi Wall Street, qui a terminé dans le vert hier soir. La bourse américaine avait été encouragée par les résultats de Hewlett Packard, après l'annonce d'un bénéfice anticipé en hausse de 19% pour le dernier trimestre. Mais les incertitudes demeurent. Les discussions en cours entre les constructeurs automobiles américains, plombés par la crise, et les autorités fédérales au sujet d'un crédit relais de 25 milliards de dollars se poursuivent. |
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